Livret de présentation
Coupure de presse
Intervention du Président

Livret de présentation

Coupure de presse

Romilly-sur-Seine - Nogent-sur-Seine - Sur le terrain, la réalité économique reste morose. Les chefs d'entreprises sont inquiets pour l'avenir mais restent déterminés à vouloir changer les choses.



Face au baromètre de la conjoncture économique qui n’en finit pas de baisser, les patrons du nord-ouest aubois veulent garder le moral et croire aux vertus du travail pour faire face à une activité économique atone.

L’Union patronale de la région de Romilly et de Nogent-sur-Seine a toujours su faire face et trouver des trésors d’ingéniosité pour insuffler une vraie dynamique de l’emploi sur ce territoire.

C’était vrai hier, c’est encore vrai aujourd’hui avec la mise en œuvre d’un dispositif permettant d’évaluer les attentes et les besoins en matière économique.

Les patrons tirent la sonnette d’alarme

Son nom ? La gestion territoriale des emplois et des compétences (GTEC), soutenue par l’État et la région Champagne-Ardenne. « C’est un outil de travail qui va nous permettre de mettre en évidence les défis à relever qui gênent le fonctionnement normal des entreprises, leur développement, leur croissance et donc l’emploi de qualité nécessaire à notre développement », a indiqué Robert Larbaletier, le président de l’association. « Cet état des lieux va aussi nous permettre d’ouvrir les yeux sur les maux qui nous freinent et nous font perdre en compétitivité face aux défis mondialisés. »

Chacun l’aura bien compris, c’est donc sous le signe de la réactivité et du redressement que s’est tenue, cette semaine, la traditionnelle cérémonie des vœux du patronat romillon et nogentais. Pas une mince affaire alors que les chiffres du chômage pour le département sont dans le rouge et qu’ils n’incitent pas, forcément, à l’optimisme sur le front de l’emploi.

« Quel chef d’entreprise peut accepter de voir autant de personnes inactives qui refusent l’idée même d’un emploi sans aucune contrainte », s’est interrogé Robert Larbaletier, inquiet à l’idée « de voir partir travailler au loin des jeunes motivés par faute de perspectives lisibles. »

La morosité du contexte économique qui affecte les patrons aurait-elle freiné leurs ardeurs et leur sens de... l’humour ? Non, si l’on en croit encore Robert Larbaletier qui s’est dit « prêt à relever les défis », le président allant même jusqu’à demander avec malice à l’État de délocaliser les services de Pôle-Emploi à... Lourdes !

Plus sérieusement, Robert Larbaletier a estimé que l’année 2015 serait « une année charnière et de toute façon déterminante pour l’avenir de l’économie » avant d’appeler les acteurs économiques du secteur à se mobiliser pour « accompagner le développement de l’entreprise de demain au travers d’une plus forte mutualisation des moyens. »

L’État aux commandes

Que ce soit Olivier Marmion, le sous-préfet de l’arrondissement ou Anouk Lavaure, directrice de l’Unité territoriale de l’Aube, tous les deux ont rappelé « la forte mobilisation des services de l’État dans le combat mené en faveur de l’emploi » et souligné « les défis immenses qui attendent le pays face à ces enjeux. »

Tous les deux ont enfin salué le travail, l’esprit de reconquête et la détermination des chefs d’entreprises du nord-ouest aubois. Un territoire fort de nombreux talents et appelé à porter une grande partie de l’économie départementale.

71 % du produit intérieur brut de l’Aube provient, en effet, de la région de Romilly et de Nogent-sur-Seine !

Intervention du Président

Monsieur le Député,

Monsieur le Sous-Préfet,

Mesdames et Messieurs les représentants de l’Etat, de la Région, du Département,

Mesdames et Messieurs les Elus,

Chers Vice-Présidents, Chers adhérents,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprises,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord vous dire combien, en tant que Président de l’UPREN, je me réjouissais à l’idée de vous recevoir, en ce début d’année, en nos bureaux, pour une séance de vœux, placée sous le signe de l’esprit de construction d’actions concrètes, qui nous caractérise et nous anime depuis tant d’années.

Je vous souhaite donc à toutes, à tous, et à chacun, une année 2015 sous le signe de la sérénité, de la santé, d’un climat propice au développement de vos projets teintés d’optimisme raisonné.

L’image est forte, nous sommes réunis au sein de nos bureaux qui symbolisent, pour moi, l’idée « qu’entreprendre est une source quotidienne d’épanouissement et de satisfaction ».

Que par-delà les difficultés, les crises et parfois les échecs, l’entreprise, en son sens le plus large, et l’esprit d’entreprendre font la vitalité première d’un territoire.

Cette vitalité repose sur l’avenir de nos TPE, PME, grands groupes et se lie étroitement avec celui des familles de notre bassin de vie leurs compétences professionnelles disponibles ou attendues.

Voilà pourquoi être unis face aux difficultés est si important.

Voilà pourquoi vous voir ici ce soir, renforce ma conviction que :

Comme, depuis sa création le 22 septembre 1944, l’UPREN doit continuer à répondre présente lorsque vous, adhérents, partenaires privés, institutionnels, vous nous sollicitez pour répondre à vos besoins et construire ensemble, des solutions pour consolider l’avenir de notre arrondissement.

Je veux rappeler, avec force, que la représentativité très significative de l’UPREN n’est pas le fruit du hasard, mais bien le fruit de votre confiance en l’UPREN et l’expression de votre satisfaction envers les services concrets qui vous sont apportés.

Pour cela, face à une activité économique atone, à une perspective économique très perturbée sur le plan général, il m’a semblé nécessaire de mettre rapidement en œuvre, en 2014, un dispositif permettant de dresser un état des lieux le plus précis possible de notre territoire, la GTEC et dans son prolongement, définir un plan d’actions partagé, concerté et réaliste.

Lancée officiellement le 30 avril 2014, L’action GTEC portée par l’UPREN est entrée dans sa mise en œuvre opérationnelle depuis le 28 mai dernier.

Je souhaite remercier celles et ceux qui soutiennent notre ambition, qui s’y investissent pour matérialiser cette action, certes ambitieuse, mais réaliste qui doit demeurer un outil pragmatique au service du développement et de l’accompagnement de ceux qui produisent ou accompagnent la création de richesses, de valeurs autour du travail à tous niveaux sur notre arrondissement.

Ce type d’action nécessite implication constante et requiert un investissement fort de l’UPREN, car cette démarche est bâtie avec et autour de toutes les forces vives qui composent nos bassins de vie.

Cette démarche s’articule autour des piliers qui œuvrent beaucoup, mais souvent par nature de manière isolée.

Par la constitution d’un comité de pilotage représentatif de notre tissu territorial, nous entrons maintenant dans une phase de diagnostic visant à organiser une réponse aux problématiques de vision globale, et termes d’actions économiques et d’emplois que chacun, ici présent, peut malheureusement constater chaque jour.

Cette démarche d’analyse poussée de notre territoire porte, je le rappelle, sur l’emploi, l’insertion, la qualification, et la dynamique économique par l’étude des filières prépondérantes sur notre territoire.

Avant de laisser la parole à David, notre Secrétaire Général, pour la présentation de la partie technique et des grands points du panorama territorial, je veux souligner en complément de l’appui de l’Etat, représenté par Madame LAVAURE Directrice de l’Unité Territoriale de l’Aube, celui de Monsieur le Sous-préfet de Nogent, très investi et l’appui du Conseil Régional de Champagne-Ardenne, enfin la forte mobilisation des référents des trois comités techniques :

  • Madame Catherine BACK du CNPE de Nogent sur Seine,
  • Monsieur Alexandre MERLE du centre Leclerc,
  • Monsieur Xavier ROSSIGNOL, DRH du Groupe Soufflet,

et pour finir Monsieur Xavier COLSON qui a opéré sur le terrain, afin de réaliser de nombreuses interviews.

Cet énoncé n’est, bien sûr, pas complet, car beaucoup de compétences interviennent dans cette action collective pilotée par l’UPREN, je souhaite donc collectivement remercier et saluer chaleureusement les 60 chefs d’entreprises qui ont répondu à notre étude, ainsi que les 40 membres du comité de pilotage puis l’ensemble des membres des trois comités techniques car ce qui va vous être présenté, n’aurait pu l’être aussi vite et aussi clairement, sans leur investissement.

Je reprendrai la parole après la présentation de David, qui va nous livrer les marqueurs de notre ADN territorial, Fruit des travaux engagés et réalisés sous le pilotage de l’UPREN C’est un point d’étape que j’estime incontournable, évoqué le 30 avril dernier jalonnant la première année de cette action il me semblait essentiel de le partager avec vous aujourd’hui.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

A l’invitation du Président de l’UPREN, j’ai le plaisir de vous livrer quelques éléments marqueurs de notre territoire qui me semblent être représentatifs de notre ADN territorial. ADN comme arrondissement de Nogent.

Ces chiffres sont le fruit de l’imbrication de la vision du terrain infra économique et celle au niveau statistique, macro-économique.

Tout d’abord, comme l’a rappelé le Président de l’UPREN, 60 entreprises ont répondu présentes, lors d’interviews construites par les membres du Comité Technique 1 piloté par Monsieur Xavier ROSSIGNOL, avec l’appui de la société ALCEVI par une enquête visant à consolider l’expression des chefs d’entreprises du territoire :

La vision du terrain qui nous importe beaucoup :

Interviewés sous les angles emplois-compétences et dynamique économique, cette synthèse prend en compte une partie quantitative et une partie qualitative. Il en ressort les principales données suivantes qui seront versées à la base GTEC et dont vous trouverez sur le trois volets quelques détails :

  • 173 postes bloquants à pourvoir répartis en part quasi égale entre employés et agents de maîtrise, un tiers sur des postes ouvriers et le reste en cadres et dirigeants d’entreprise.
  • Ces postes sont bloquants et sans surprise, à 55% à pourvoir en CDI entre maintenant et la fin de l’année 2015,
  • Le ressenti que nous avons tous, parfois, lorsque que nous ne trouvons pas la compétence nécessaire, voire indispensable, dans les temps, s’en trouve ainsi conforté. Compter sur ma détermination pour faire le plus et le mieux pour y répondre.
  • Compte tenu de notre tissu économique, il n’est pas surprenant que la grande majorité des recrutements soit unitaire et non pas multiple pour une entreprise ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes de temps de présence ainsi.

- Je souhaite rappeler qu’à l’initiative de l’UPREN en 1997, le groupement d’employeurs INTERFACE 10, présidé par Monsieur Jean-Pierre MERLE remplit déjà les missions de partage de compétences, majoritairement sur des postes de production à ce jour 44 salariés exercent au quotidien leur métier au sein de vingt entreprises adhérentes.

Il me semble, au vu de notre population d’entreprises, que nous pourrions partager, d’autres compétences plus transversales du type QSE, comptable, chargé des ressources humaines, graphiste et ce, afin d’amoindrir le coût respectif pour chaque entreprise, tout en consolidant des compétences importantes et recherchées sur le territoire.

Sous l’angle de la dynamique économique qui nous tient particulièrement à cœur aussi, il ressort que certains opérateurs dans la chaîne de sous-traitance soient fragiles et en disparaissant, créeraient des surcoûts ou une désorganisation temporaire de leurs clients.

Je citerai par exemple le gardiennage de sites industriels, la présence de prestataires informatiques d’entreprise.

Il ressort aussi, au vu des projets industriels importants sur l’arrondissement, que des opportunités d’installations de nouvelles entreprises soient nécessaires car des marchés de proximité et pérennes sont réels.

Je cite par exemple la maintenance des éoliennes ou des sociétés spécialisées en robinetteries industrielle, l’hébergement et la restauration qu’ils soient temporaire ou durable.

- Sur le volet qualitatif maintenant, il s’agit de confronter le sentiment que chacun peut avoir, individuellement, sur les problématiques qu’il rencontre, en les consolidant pour faire naître des solutions collectives.

Ainsi, il est nettement mis en évidence des problématiques :

  • Sur le savoir être de certains candidats, salariés ou apprentis.
  • Sur les compétences que l’on ne trouve pas dans les temps,
  • Sur la méconnaissance des particularismes des acteurs du territoire entre eux, et donc une perte réelle d’efficacité dans la réponse aux problématiques respectives.
  • Sur la visibilité de notre tissu industriel, de sa diversité, et de ses spécificités,
  • Sur l’image du territoire de lui-même et depuis l’extérieur,
  • La complexité des normes et leurs évolutions
  • La pression fiscale

Et enfin, sur le virage numérique que doit être pris impérativement pour tout écosystème économique qui souhaite se développer dans les années qui viennent.

Pour mieux suivre ces travaux et ses actions déjà lancées, lors du dernier Comité de Pilotage du 15 octobre 2014, sous l’égide du Comité Technique 2 piloté par Monsieur Alexandre MERLE, il a été décidé et depuis réalisé, un site internet spécifiquement dédié à la GTEC, visant à apporter un premier niveau de réponse, notamment sur :

  • La mise en ligne d’éléments relatifs GTEC imaginée et portée par l’UPREN
  • L’identification et l’annuaire des membres du Comité de Pilotage et des Comités Techniques qui, comme le rappelait le Président de l’UPREN, ont beaucoup travaillés tant en qualité qu’en quantité.

Sont aussi accessibles, par ce site :

  • Une base des emplois à pourvoir, simple et pragmatique ouvert à toutes les entreprises,
  • Un glossaire pour faciliter la compréhension de tout un chacun sur ce dossier complexe et plus largement sur bon nombre d’acronymes que beaucoup utilisent dans leur sphère professionnelle propre,
  • Enfin, un mur d’échanges afin de pouvoir, avec beaucoup de simplicité, partager entre les membres du Comité de Pilotage des idées, des projets, des actions.
  • L’objectif de ceci est bien de stimuler et d’accélérer les échanges, la compréhension et le partage de l’information entre les décideurs du territoire.

    Voilà donc ce qui est, à ce jour, déjà fait.

    Vous trouverez, sur le document remis, l’adresse du site en question : www.gtecadn.fr. Un code d’accès personnel parviendra aux membres avant la fin de cette semaine, pour leur permettre d’accéder à des données complémentaires et un accès aux éléments précités au panorama territorial fin janvier, pour tout les autres acteurs du territoire non membres du comité de pilotage, entreprises, demandeurs d’emplois, demandeurs de stage ou d’alternance ce site est en ligne dès ce jour, ouvert il n’attend que vous.

    Je profite d’aborder ce sujet pour remercier Julien Pelletier étudiant à Supinfo Troyes résidant à villenauxe pour sa souplesse lorsque l’on est confronté aux demandes du projet aussi complexe.

    Quel est donc notre ADN ?

    Avec le soutien de l’OPEQ (lien avec le glossaire), missionné par la Région Champagne-Ardenne et grâce à l’investissement, je le rappelle, des membres du Comité Technique 3 piloté par Madame Catherine BACK, je vous livre le 2ème pan de l’étude complétant l’expression des entreprises que nous venons de voir, par la vision macro-économique l’arrondissement vu du ciel, élargissant ainsi notre compréhension globale de notre territoire, afin de mieux appréhender les points forts, les points faibles et les pistes pouvant conduire à résoudre des problématiques précédemment exprimées par les chefs d’entreprises.

    L’échelon territorial est pour nous le maillon essentiel pour traiter, grâce à cette connaissance partagée, des problématiques que nous ressentons simplement pour les argumenter et porter auprès des concernés de plus en plus éloignées, l’expression des points bloquants.

    Population totale : 50 096, + 0.6%, 16% de la population de l’Aube.

    *Vieillissement de la population : 10.4% plus de 75 ans, 16% en 2040.

    *Solde migratoire : +0.5%, L’ADN est deux fois plus attractif que le reste de l’Aube.

    *71% du PIB départemental sur l’arrondissement, Avec ses 1965 établissements.

    *Types d’entreprises : 66.4% sans salarié, 26.9% moins de 10 salariés 6.7% + de 20 salariés, 60 % des 260 créations en auto entreprise.

    *Répartition des effectifs : 54.9% dans les services, 19.2% dans l’industrie, 12.5% dans le commerce, 8.7% dans la construction, 4.7% dans le secteur agricole.

    *Types d’effectifs : 27% d’emplois publics.

    *Type de contrats de travail en 2014 :

    • 9533 contrats intérimaires,
    • 836 CDI dont 10% publics,
    • 2506 CDD courts dont 33% publics,
    • 1250 CDD longs dont 26% publics.

    *Tendance économique : le baromètre des entreprises donne un CA sur 2015 57% en baisse, 36% stable, 7% en croissance.

    *Investissement stable mais à un niveau historiquement bas pour 69% des entreprises.

    *Chômage : multiplié par 1.9 en 3 ans, 10.26% des demandeurs d’emplois viennent d’autres régions et 52.4% sont des Femmes.

    Départs de 797 jeunes (15-24 ans), retour de 379 (25-34 ans).

    *Formation : 42.7% de la population est sans diplôme mais ce taux est en réduction –12.9% en 11 ans.

    *Formation : 29,4% des 15/24 ans n'ont aucun diplôme.

    *67% des employés ont un niveau IV.

    53.4% de foyers fiscaux imposables.

    *Migrations professionnelles : 5629 salariés soit 10% de l’effectif vivent ici mais travaillent hors de l’ADN, 4057 vivent hors de l’ADN mais viennent y travailler. 29.1% des résidents sont arrivés depuis – de 4 ans.

    *Demandes d’emplois en hausse en un an : +25.1% (cuisine, mécanique -auto, magasinage qualifié, conduite transport, comptabilité, commerciaux…).

    *Territoire rural : densité -50% par rapport au national, 65% de l’ADN en zone ZRR, Montée en puissance forte production électricité « verte » deux nouvelles entreprises sur Aéromia, Opportunités pour les secteurs de l’hébergement et la restauration (111 chambres d’hôtel), mobilité des salariés (79.1% véhicule individuel).

    Mesdames messieurs je vous remercie, Monsieur le Président, je vous redonne la parole :

    Ces quelques chiffres nous montrent à quel point le partage de notre identité territoriale est important, pour mettre en évidence les défis à relever qui gênent le fonctionnement normal des entreprises, leur développement, leur croissance et donc l’emploi de qualité nécessaire à notre développement.

    Cet état des lieux a deux vocations principales Tout d’abord établir un point de comparaison dans le temps, Un tableau de bord de notre arrondissement.

    Ensuite et surtout à nous ouvrir les yeux sur les maux qui nous freinent et nous font perdre en compétitivité face aux défis mondialisés.

    Quel chef d’entreprise peut se permettre, pendant des mois, de chercher des compétences clés ?

    Ne pas les trouver dans les temps et parfois les voir repartir faute d’une implantation territoriale réussie ?

    Quel chef d’entreprise peut comprendre que les charges qui pèsent sur le coût du travail ne servent pas à adapter les compétences de ceux qui cherchent réellement un emploi ?

    Quel chef d’entreprise peut accepter de voir autant de personnes inactives qui refusent l’idée même d’un emploi sans aucune autre contrainte puisque nous avons besoins de personnes qualifiées ?

    Quel chef d’entreprise attaché à son territoire peut accepter, longtemps, de voir nos meilleurs jeunes motivés partir travailler au loin, à peine la moitié revenir par faute de perspectives lisibles alors qu’ils sont attendus ici ?

    Quel chef d’entreprise peut comprendre de perdre des commandes, faute de personnels qualifiés pour les réaliser ?

    Enfin, quel chef d’entreprise peut accepter de stopper son développement, car il ne trouve plus de commerciaux ?

    Doit-on se résigner face à ces problématiques ? Non ! Un premier niveau de réponse est déjà engagé avec :

    • Une réunion à l’UPREN la semaine passée sur la valorisation du territoire au sens large incluant les élus de l’arrondissement, l’office du tourisme du Nogentais pour penser collectivement l’attractivité et la valorisation de notre arrondissement.
    • Prochainement se teindra des rencontres entre les directeurs des ressources humaines pour évoquer les besoins mutuels en compétences puis une rencontre avec des salariés des arrondissements voisins dont les entreprises se trouvent en difficultés et qui après une formation, une sélection pourraient combler les besoins en compétences que nous ont livrés les entreprises rencontrées dans l’étude.
    • Une réunion sur l’emploi du conjoint de nouveaux collaborateurs arrivant sur l’arrondissement.
    • Puis la Création d’un annuaire des entreprises par savoir-faire sur le territoire pour stimuler l’activité économique de premier niveau et combler si possible les manques dans la chaîne de sous-traitance.

    Des problématiques sont donc posées dans cet état des lieux et chacun pourra en faire sa lecture et produire très prochainement, de façon concertée, un plan d’actions comme l’évoquait David.

    Vous trouverez un document joint à la synthèse de ce jour qui détail le calendrier des prochains travaux. Travaux qui seront forcément concrets et pragmatiques comme nos actions.

    Enfin le développement économique doit être, selon moi, basé sur la maîtrise, la sauvegarde et la transmission des savoir-faire.

    Mais aussi sur l’innovation et l’excellence des entreprises tenant compte des hommes et femmes qui les composent.

    Pour accompagner le développement de l’entreprise de demain, la mutualisation et l’optimisation des moyens sont donc essentielles. L’entreprise de demain sera numérique. La fibre est essentielle à l’émergence de nouveaux métiers, qu’ils soient liés à l’industrie agroalimentaire et à la recherche, l’industrie, au sens large, au secteur de l’énergie, des services ou du tourisme.

    Ce sont autant de vecteurs de croissance pour notre arrondissement, donc pour nos entreprises et les citoyens qui y résident et y travaillent aujourd’hui, demain et surtout après demain.

    Pour terminer l’année 2015 sera une année charnière, et de toute façon déterminante pour l’avenir de notre économie et donc aussi pour la souveraineté économique de notre pays.

    Sachez compter sur l’UPREN pour mettre en œuvre tout ce qui sera possible pour gagner défendre vos intérêts et faire gagner l’esprit d’entreprise, ici sur notre arrondissement, pour nous projeter ensemble vers l’avenir, Je sais tout autant compter sur vous.

    Je vous remercie.

    Monsieur le Sous-préfet et Madame LAVAURE, J’ai le plaisir de vous transmettre la parole.