Compte rendu
Ordre du jour

COMITE DE PILOTAGE DU 15 OCTOBRE 2014

ÉTAIENT PRÉSENTS
 
Monsieur le Sous-Préfet de Nogent-sur-Seine
 
Mmes  BACK Catherine – CNPE de Nogent
         CIAUX Catherine - OHE-PROMETHEE-AUBE
         DEFLANDRE Angélique - OPEQ
         DEROUILLAT Estelle - Conseil Régional
         DUCIEL Claudie - MEFER
         FERY Laurence – Filière Hôtellerie - Restauration
         HACHICHI Farida - CIO
         LAVAURE Anouk - UT 10 de la DIRECCTE
         MAHOT Rieule - Pays de Seine en Plaine Champenoise
         MASSON Claire - Filière Transports
         MICHEL Florence – POLE EMPLOI
         QUERLEU Isabelle - GROUPE ESC Troyes
         ROUSSEAU Annie - MISSION LOCALE
         TRIKI Mouna - OPEQ
         VERMIGNON Doris - AFPA
         VIVET Sophie - Service de santé au travail AMITR
 
MM.  BARDEAU Rémi - Union des syndicats CFDT
         CENDRAS Olivier - AFPA
         COUTURIER David - UPREN
         DUBOIS Raphaël – TECHNICENTRE SNCF            
         LATOUR Vincent – UT 10 de la DIRECCTE
         LATRASSE Christophe - Union des syndicats CGT
         LEGRAS Christophe – Filière BTP
         MERLE Alexandre - Filière Commerce & Distribution
         OUDIN Emeric – Filière Environnement
         PERRIER Denis - Union des syndicats CFE-CGC
         REUILLARD Frédéric – Secteur Travail temporaire
         ROSSIGNOL Xavier – GROUPE SOUFFLET
         SUCH Philippe - LP DIDEROT
         VALTON Charles - GRETA
         ZANTE Frédéric - ARACT Champagne Ardenne
 

S’ÉTAIENT EXCUSÉS
 
Monsieur le Président du Conseil Régional
 
Mmes  BRIET-CLEMONT Marie-Claude - Chambre d’Agriculture
         CHOISELAT Cristelle - Filière Industrie
         DEMMER Aurélie - Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation Aube et Haute-Marne
         KUROWSKI Myriam - Union des syndicats CFTC
         NOWAK Clémence - Conseil Régional
         PONCET Marie-Cécile – Filière Santé
         SCHALLER Annick - Chambre de métiers
         THIEBAULT Yasmine - LP DIDEROT
 
MM.  BLONDEAU Marc - CRESCA
         BONNEFOI Jérôme - Communauté de communes des Portes de Romilly
         DOQUET-CHASSAING Gérard - Filière agroalimentaire
         KASSONGO Isidore - ADPS
         LARBALETIER Robert - UPREN
         LE NALBAUT Cyril - POLE EMPLOI          
         MARCHAL Arnaud - Union des syndicats FO
         PECARD David - Filière Textile
         PEREIRA Christophe – Chambre de commerce et d’industrie
         ROTA Cyril - Filière Transports
         SIMARD Gérald - Cabinet d’expertise comptable RTA
         TRICHE Christian - Communauté de communes du Nogentais
 
         M. le Président de la Communauté de communes de l’Orvin et de l’Ardusson
         M. le Président de la Communauté de communes Seine Fontaine Beauregard
 
 
 

 
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Le Secrétaire Général de l’UPREN remercie tout d’abord les représentants des différents pools qui ont pu se rendre disponible pour ce second Comité de Pilotage. Il rappelle l’ordre du jour de la réunion ainsi que les enjeux de l’action GTEC portée par l’UPREN.
 
 
Enjeux de l’action
 
Le Secrétaire Général de l’UPREN rappelle le phasage de l’action. La première année est dédiée à la construction du panorama territorial (consolidation des données infra économiques corrélées aux données macro économiques) et à la détermination d’un plan d’actions concerté. Le but est le renforcement du territoire grâce à l’énergie collégiale. Les années suivantes porteront sur la mise en œuvre concrète des actions pressenties.
 
Le Secrétaire Général de l’UPREN indique que le Comité de Pilotage du 28 Mai dernier a lancé le 1er volet de l’action et décidé le sondage de 60 entreprises des 9 filières prépondérantes sur le territoire, afin d’obtenir une « photographie » des besoins des entreprises à un instant T et de manière prospective. Ce panorama a pour vocation d’éclairer le Comité de Pilotage sur les premières tendances des points positifs et des points bloquants en termes de compétences et d’attractivité du territoire.
 

Point d’étape sur l’avancement de la démarche
  
Restitution quantitative et qualitative des travaux menés par le Comité Technique n°1 :

 
Le Secrétaire Général de l’UPREN précise qu’un Comité Technique dédié au recueil des données infra économiques a été créé au sein du Comité de Pilotage. Il est composé de 21 membres qualifiés représentants chacun des pools, permettant de travailler en cercle plus restreint sur les notions de prise d’informations auprès des entreprises.
 
Une première réunion a été tenue le 18 Juin pour élaborer un fichier de recueils suffisamment précis pour favoriser la consolidation des données. Une seconde réunion a eu lieu le 1er octobre pour la restitution des données déjà collectées aux membres du Comité Technique.
 
Monsieur Rossignol, Groupe Soufflet - Référent du Comité Technique n°1 souligne, avant d’entrer dans le détail et la présentation des éléments consolidés, pas tout à fait atteints par rapport aux objectifs fixés, l’intérêt de la démarche pour mutualiser les efforts de chacun pour répondre aux problématiques rencontrées et aux besoins communs. Au vu des échanges fructueux entre les membres, des pistes d’actions se dessinent déjà, avec plus de ressources que soupçonnées sur le territoire. Monsieur ROSSIGNOL tient d’ailleurs à les remercier pour leur temps de présence, la qualité des discussions, les connaissances des uns et des autres sur des champs d’actions différents selon le particularisme de chacun et la mise en place d’une dynamique entre les interlocuteurs.
 
Monsieur ROSSIGNOL remercie également les chefs d’entreprise sondés pour le temps qu’ils ont bien voulu consacrer à l’entretien et à la préparation des éléments relatifs à leur entreprise et à leurs besoins en emplois, en compétences et en formations.
 
Sur les 60 entreprises ciblées :
  • 39 ont été interviewées, soit 65 %,
  •  1 entretien a été refusé,
  • 12 rendez-vous sont en attente de confirmation,
  •  8 chefs d’entreprises n’ont pu être joints faute de disponibilité,
malgré le travail important de relances et d’explications de l’UPREN et l’appui de la CCI.
 
Pour compenser ce manque d’entreprises, Monsieur le Sous-préfet a proposé au Comité Technique de transmettre les coordonnées de directeurs de TPE informés de l’action GTEC, qui lui ont exprimé leur volonté et leur intérêt d’être auditionnés, le but étant d’avoir un panorama représentatif. Parallèlement, au moins 3 réunions collectives vont être organisées pour toucher des cibles plus éparses avec les Chambres consulaires, auxquelles s’ajouteront les remontées d’offres non pourvues de la part des entreprises de travail temporaire. L’intérêt de cette démarche est de « balayer » tous les volets emplois sur le territoire.
 
La répartition des entreprises visitées par filière est la suivante :
  • 1 pour l’agroalimentaire,
  • 3 pour le BTP,
  • 5 pour le commerce / distribution,
  • 1 pour l’environnement,
  • 2 pour l’hôtellerie / restauration,
  • 7 pour l’industrie / métallurgie,
  • 1 pour la santé,
  • 1 pour le textile,
  • 2 pour les transports.
 
Monsieur ROSSIGNOL précise qu’outre la caractérisation de l’entreprise, l’objectif de l’entretien est d’identifier avec le responsable les postes à pourvoir, les compétences recherchées, la temporalité des besoins, en s’efforçant de faire des prospectives.
 
Sur l’ensemble des besoins énoncés à l’occasion des entretiens, une cinquantaine de métiers ont été dégagés, soit environ 150 postes catégorisés par statut et par filière. Cela représente une grande diversité, mais on retrouve certains métiers dits pénuriques pour lesquels les entreprises peinent à pourvoir les postes (commercial, maintenance…). Sur ces besoins identifiés par les entreprises, il y a également, pour certains postes ou métiers, une anticipation à une difficulté durable voire croissante sur le temps, mais également pour des qualifications et des savoir-faire bien spécifiques (tourneurs, fraiseurs, soudeurs…). On a vraisemblablement des actions plus particulières à mettre en place sur la durée pour trouver et pérenniser sur le territoire ces types de compétences.
 
 
Monsieur ROSSIGNOL présente les différents graphiques tirés de la consolidation des données recensées par catégorie socioprofessionnelle, par typologie de contrat de travail, par temporalité des besoins en compétences, par nombre de recrutements prévus par entreprise, par points de blocage (cf. document joint en annexe) qui permettent de relever certaines tendances :
  • Contrairement aux statistiques nationales où il y a plus de CDD, ici, ce sont des besoins sur des contrats durables (67 % en CDI), c’est-à-dire des postes pérennes ;
  • S’agissant de la temporalité, ce n’est pas une énorme surprise de constater que les postes sont à pourvoir immédiatement pour 20 % et à très court terme (6 à 12 mois) pour 50 %. Malgré les faiblesses dues à l’économie, on retrouve de la visibilité sur les postes à pourvoir avec de vrais besoins dans la durée ;
  • A l’occasion des interviews, sont recensés les métiers en surnombre ou en manque dans l’entreprise. Très peu sont en surnombre, mais certaines entreprises remettent sur le marché, notamment pour des postes en alternance, des compétences qu’il faut que l’on parvienne à récupérer pour d’autres entreprises, puisque ce sont des ressources formées et opérationnelles immédiatement ;
  • Compte tenu de la cartographie de nos entreprises, 56 % prévoient de recruter 1 poste et 20 % envisagent 2 postes, les besoins étant liés à la taille de l’entreprise et à ses perspectives avec des profils de compétences qui peuvent être différents ;
  • L’intérêt de l’interview est également de comprendre pourquoi les postes restent à pourvoir, c’est-à-dire quels sont les points de blocage au recrutement. Les principaux problèmes portent sur l’attractivité globale du territoire, l’absence du bon candidat dans les temps, l’activité ou le développement pénalisé(e) par le manque de personnel, l’absence ou la méconnaissance de sous-traitance, le manque de savoir-être, le problème de la Fibre ou 3G extrêmement pénalisant pour les entreprises installées ou arrivantes, les craintes pour l’avenir ;
  • La méconnaissance du tissu économique par les entreprises elles-mêmes : beaucoup de richesses et de chaines de valeur mal connues au sein même du territoire.
  
Monsieur ROSSIGNOL estime qu’il est possible d’intervenir sur certains de ces points bloquants. Il y a un levier d’actions important pour la suite et beaucoup de choses à faire valoir, notamment la mise en lumière de notre territoire pour pallier à son manque d’attractivité, l’accompagnement des nouveaux arrivants pour pérenniser leur installation sur le territoire en assurant un emploi au conjoint…, la formation et le développement de carrières en fonction de l’âge des candidats.
 
Un autre point bloquant est avancé par certains membres du Comité de Pilotage. Il s’agit de l’absence de mobilité de certains candidats, par manque ou dysfonctionnements récurrents des transports en commun (notamment sur la ligne 4), par manque de moyens pour acheter un véhicule ou faire le plein de carburant quand le salaire proposé est le SMIC (coût moyen estimé à 400 €/mois). C’est un frein réel dans un certain nombre de cas, pas toujours mis en avant par le candidat qui refuse le poste.
Il s’avère donc intéressant d’interviewer également les candidats pour avoir leur vision du problème et pouvoir faire converger les deux parties pour trouver des solutions concrètes à cette problématique.
 
Monsieur le Sous-préfet estime que l’impact salarial ne doit pas être nié, les bas salaires posent un problème réel pour la mobilité des salariés. Il souligne que le dispositif de cofinancement pour l’obtention du permis de conduire est malheureusement freiné sur Romilly, puisqu’aucune auto-école n’est habilitée à la formation de ce type.       
Madame LAVAURE rappelle que la GTEC est une démarche commune et qu’il est indispensable de prendre en compte l’ensemble de ces aspects. Il faut faire les constats et prioriser des actions pour agir sur certains niveaux bloquants.
On ne peut pas s’exonérer des difficultés des candidats pour se déplacer, pour se former… accentuées parfois par une gestion familiale compliquée.
En réponse au manque de motivation avancé par Monsieur LEGRAS à la suite d’une action de recrutement pour laquelle seuls deux candidats se sont présentés dont un qui ne correspondait pas aux besoins, Monsieur le Sous-préfet explique qu’il faut prendre en compte la composante multifonctionnelle.
Madame VIVET mentionne, au contraire, la motivation des candidats recrutés très récemment dans le cadre de contrats de professionnalisation pour une entreprise de maintenance qui intervient sur le site de la centrale nucléaire et ce, malgré la formation conséquente, la pénibilité au travail et les grands déplacements que nécessitent ces postes.
Monsieur le Sous-Préfet évoque la politique de recrutement menée au profit de la société SPIE CAPAG pour la 1ère tranche de travaux de l’Arc de Dierrey, avec plus de 150 postes recrutés localement, avec des profils sans qualification. Il souligne d’ailleurs la grande satisfaction du Directeur de la société SPIE CAPAG pour la forte implication de POLE EMPLOI pour répondre à ses besoins de personnel.
 
 
Restitution quantitative et qualitative des travaux menés par le Comité Technique n°2 :
 
Ce Comité Technique a pour mission d’accompagner l’action recueil en expliquant la démarche aux entreprises et à l’ensemble des acteurs du territoire par une communication adaptée.
 
Une première réunion a eu lieu le 20 Juin dernier pour rédiger et valider un communiqué de presse expliquant les enjeux de l’action GTEC, et pour organiser les éléments d’échanges entre les membres du Comité de Pilotage. La seconde réunion tenue le 3 Octobre dernier a porté sur la restitution des données infra économiques.
 
Monsieur Alexandre MERLE, Centre Leclerc - Référent du Comité Technique n°2 indique que ces deux réunions ont permis des échanges dynamiques et fructueux. Outre la valorisation de la démarche vers l’extérieur, le but de ce Comité est de faciliter la communication entre les différents acteurs du territoire, l’intérêt étant de mieux se connaître et de créer, via un site internet, un vivier de compétences.
 
A cet égard, le Secrétaire Général de l’UPREN présente Julien PELLETIER, étudiant en licence informatique à SUP INFO, en stage à l’UPREN pendant 3 mois, et en charge de la réalisation du site Web GTEC.
 
La dématérialisation prendrait deux formes :
  • L’une réservée au Comité de Pilotage avec :
    • un identifiant unique pour chaque membre,
    • une base de contacts pour accélérer les transmissions d’informations entre les membres et mettre en valeur les particularismes de chacun,
    • un lexique des acronymes pour avoir un langage commun,
    • un accès aux ordres du jour et aux comptes rendus des différents comités
    • un accès aux réunions publiques (réunion de lancement, réunion mi-parcours, réunion de clôture, mot du Président, livret de présentation de la GTEC, coupure de presse)
  • L’autre pour la communication vers l’extérieur avec un espace dédié au vivier de compétences (postes à pourvoir au sein des entreprises du territoire, CV déposés directement sur le site par les candidats).
Monsieur le Sous-préfet suggère que ce système fonctionne en complémentarité du POLE EMPLOI et en lien avec la MEFER, pour mettre en valeur les entreprises du territoire et leur cœur de métiers, et pour bien identifier le tissu économique local. Le Secrétaire Général de l’UPREN précise qu’il est prévu un lien direct avec le site de l’UPREN et avec celui des entreprises, pour celles qui y seraient favorables.
 
En conclusion de ce point de l’ordre du jour, le Secrétaire Général de l’UPREN souligne que le recensement des données infra économiques se poursuivra pendant l’étude macro économique menée par l’OPEQ. Il cède ensuite la parole à Madame TRIKI, Directrice de l’OPEQ.
 
 
Présentation de l’étude macro économique du territoire
 
Madame TRIKI explique que l’OPEQ est un observatoire régional emploi formation (Oref) financé par l’Etat, le Conseil Régional et la CCI de région. Il est missionné par la Région pour accompagner les démarches de GTEC, dans le cadre du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (CPRDFP) signé par le Président de la Région, le Préfet de Région et le recteur en 2011 pour la période 2011-2015, l’OPEQ étant l’observatoire commun et partagé du CPRDFP.
 
Madame TRIKI présente ensuite l’état des lieux dressé pour le territoire d’après l’APE de Romilly qui correspond à la vision du territoire. Madame TRIKI précise que cet état des lieux n’est que l’un des premiers points d’étape de la démarche de GTEC. Cet état des lieux a pour vocation de devenir à terme un diagnostic partagé. Elle précise également, qu’eu égard au court délai de restitution, le choix a été fait, dans un premier temps, de travailler sur le territoire de l’APE de Romilly (l’APE étant également le zonage utilisé sur l’ensemble des GTEC menées en région) mais propose, dans un second temps, que cet état des lieux soit, si besoin, élargi à l’arrondissement de Nogent.
 
Madame TRIKI précise également que les données affichées dans cet état des lieux, bien que datant pour certaines de quelques années, sont les dernières disponibles auprès des différents producteurs de statistiques.
 
Madame TRIKI commence sa présentation par des éléments relatifs à la population, au territoire et à l’emploi.
Elle poursuit sa présentation par des données sur le marché du travail en indiquant que 4701 demandeurs d’emploi ont été enregistrés, au 30 Juin 2014, sur l’APE, dont 52,8 % de femmes. 24,6 % de ces demandeurs sont des seniors et 13,8 % des jeunes de -25 ans. 44,7 % de ces personnes sont des chômeurs de longue durée. Globalement, la demande d’emploi évolue de 5,5 % sur un an sur Romilly, contre 8,4 % dans l’Aube.
 
Madame TRIKI évoque ensuite les 1905 offres déposées entre le 3ème trimestre 2013 et le 2ème trimestre 2014, soit une évolution de 25 %.
 
Madame LAVAURE complète la présentation de Madame TRIKI par des données d’août 2014.
 
Monsieur le Sous-préfet indique que la demande d’emploi a été largement impactée par le dispositif emplois aidés (notamment les emplois d’avenir), mais cela ne suffit plus et les jeunes sont à nouveau touchés (+ 6 % pour la demande d’emploi des -26 ans, même si c’est deux fois moins que les séniors). Il précise également que la part de souscription des entreprises du secteur marchand atteint 45 % sur l’arrondissement de Nogent-sur-Seine.
 
Certaines données suscitent des remarques de la part des membres du Comité de Pilotage, notamment : 
  • Le zonage du territoire : les chiffres avancés ne portent pas sur l’ensemble des communes rattachées à l’arrondissement de Nogent-sur-Seine,
  • L’antériorité des données : les statistiques datent de plusieurs années et ne semblent plus correspondre tout à fait à la réalité.
 
Le Secrétaire Général de l’UPREN remercie Madame TRIKI pour son intervention et propose la constitution d’un Comité Technique dédié à l’analyse macro économique, de manière à mettre en perspective les atouts du territoire par rapport à ses points faibles.
 
Monsieur le Sous-préfet prône pour une déclinaison la plus fine possible sur ce territoire en tenant compte de ses spécificités (notamment les emplois saisonniers importants), et de son ciblage géographique.
 
Madame TRIKI prend note des demandes d’élargissement du territoire à l’arrondissement de Nogent, après validation du Conseil Régional. Elle précise néanmoins que cela nécessitera du temps supplémentaire d’exploitation, que la liste des communes à prendre en compte soit validée par le groupe technique et que cela ne pourra se faire que sous couvert de la disponibilité de la statistique à ce niveau géographique.
 
Madame LAVAURE préconise, dans le cadre du Comité Technique dédié aux données macro économiques, la présence d’un référent de chaque pool pour avoir une approche la plus large possible. Il lui semble également utile de rechercher certaines données du territoire relatives au taux de natalité, à la mixité des professions, aux conditions de travail et à la pénibilité.
 
Le Secrétaire Général de l’UPREN propose à Madame TRIKI de la recontacter rapidement pour organiser ce Comité Technique début novembre, en associant un représentant de chaque pool.
 
 
Focus sur l’action concertée : Cellule « emploi du conjoint »
 
Le Secrétaire Général de l’UPREN explique que la réunion dédiée à l’emploi des conjoints prévue le 29 septembre a été reportée, en l’absence de partenaires essentiels que sont le POLE EMPLOI et l’OPCALIA. Une nouvelle date est donc à prévoir avec les différents acteurs concernés. En effet, l’accompagnement du conjoint est un point essentiel à ne pas négliger pour attirer et maintenir de nouveaux citoyens sur le territoire.
 

Actualité économique et de l’emploi dans l’Aube
 
Le Secrétaire Général de l’UPREN cède la parole à Madame LAVAURE - Directrice de la DIRECCTE pour la situation globale du département.
 
Madame LAVAURE confirme la situation économique compliquée, notamment dans le département, qui touche notamment les secteurs du BTP et des transports. Cela se traduit par des demandes d’activités partielles nombreuses dans le BTP et le commerce, mais également dans l’industrie. Ce sont beaucoup plus de petites structures, plus nombreuses, même si le volume d’heures indemnisées reste à la baisse.
 
En termes de licenciements économiques, il n’y a pas d’augmentation du nombre de licenciements, mais les ruptures conventionnelles enregistrées jusqu’à octobre 2014 s’élèvent à 800, contre 700 sur la même période 2013.
Cependant, les ruptures conventionnelles tout comme les licenciements économiques, représentent une faible part des destructions d’emplois globales (en 2010, les ruptures conventionnelles représentaient 11 % des motifs de sortie de CDI et les destructions d’emplois tiennent davantage à des fins de CDD ou missions d’intérim non renouvelés).
 
Un taux de chômage un point plus élevé dans l’Aube (11,8 %) que dans la Région (10,5 %) et en France (9,7 %).
Une hausse de la demande d’emploi plus forte sur un an (9,8 %, Région : + 5,8 %).
Les sorties de POLE EMPLOI sont en baisse plus sensibles (- 5,5 %, Région : - 2,7 %) que dans le reste de la Région.
POLE EMPLOI enregistre un volume d’offres d’emploi historiquement faible, toujours en baisse, alors qu’il croit de nouveau à l’échelle régionale et nationale.
La durée du chômage s’allonge. Si aucune catégorie n’est épargnée, le chômage des 50 ans est plus particulièrement préoccupant (+ 13 points en un an ; 10,5 en Région).
L’emploi salarié s’est contracté d’environ 10 points en base 100 en 10 ans (même tendance qu’en Région).
L’évolution de l’emploi sur un an dans l’arrondissement est moins forte que dans le département, sauf en ce qui concerne les jeunes.
 
Madame LAVAURE rappelle la mobilisation de l’Etat pour les contrats d’avenir et pour l’apprentissage. Il existe une vraie préoccupation pour les demandeurs d’emploi de longue durée, 30 % sont des seniors. Il y a un intérêt à mettre en visibilité l’évolution récente du dispositif contrat de génération. Pour les entreprises de -300 salariés, l’aide est doublée et atteint 8.000 € si le recrutement d’un jeune s’accompagne de celui d’un senior dans les    6 mois suivants. Il s’agit de recrutements en CDI (y compris à l’issue de CDD ou contrat de professionnalisation ou d’apprentissage) quel que soit le niveau de qualification. Pour les 50 à 299 salariés, il n’y a plus l’obligation préalable d’avoir un accord ou un plan d’actions. Pour l’apprentissage, l’entreprise a désormais la possibilité de recruter un apprenti en CDI et de coupler avec l’aide contrat de génération.
 
Madame LAVAURE renouvèle son intérêt pour la GTEC, pour favoriser le rapprochement des compétences existantes sur le territoire et celles attendues par les entreprises. Il faut faire ce travail sur les besoins réels à moyen et long terme, en prenant en compte les départs à la retraite qui se profilent et qu’il faut remplacer.
 
Au-delà de la fragilité des secteurs du BTP et des transports, la situation de certaines grandes entreprises est inquiétante.
Madame LAVAURE évoque la mobilisation des pouvoirs publics et du service public de l’emploi, dans le contexte de deux importants projets de restructuration : mobilisation des prestations particulières d’appui aux salariés et visant en particulier à favoriser leur reclassement et les transitions professionnelles : à partir d’une cartographie des compétences au poste de travail,  et après une phase de recueil des besoins de compétences sur le territoire, il faut construire des scénarios de mobilité pour permettre aux salariés de ces entreprises de construire des projets personnels qui soient en corrélation avec les besoins des autres entreprises.
Les suppressions d’emplois ne sont pas sur Romilly, mais l’action GTEC portée par l’UPREN peut être utile pour proposer de l’emploi à ces salariés. C’est l’objet de la table ronde organisée à la Préfecture le 23 octobre pour partager un premier niveau de recueil des compétences attendues sur le territoire.
 
Le Secrétaire Général de l’UPREN remercie Madame LAVAURE pour son intervention puis laisse la parole à Monsieur le Sous-préfet qui souhaite, en conclusion, insister sur le maillage TPE-PME qui fait la vitalité du territoire : sur les 200 contrats d’avenir signés sur le territoire, 80 % des entreprises ont -20 salariés. Monsieur le Sous-préfet rappelle enfin les potentialités du territoire avec deux spécificités, l’une relevant des ZRR (zones de revitalisation rurale) et l’autre de la sectorisation du territoire accordée à la ville de Romilly, spécificités qui peuvent inciter les entreprises à venir s’installer en bénéficiant de la proximité de l’Ile de France et des réseaux fluviaux, ferroviaires et routiers.
 
 
Le Secrétaire Général de l’UPREN informe les membres du Comité de Pilotage que la restitution consolidée des données infra et macro économiques aura lieu le Lundi 19 Janvier prochain à 17 h 00, à l’occasion des vœux du Président de l’UPREN.
 
 

ORDRE DU JOUR DU COMITE DE PILOTAGE DU 15 OCTOBRE 2014

9 h 00 : Accueil des personnalités qualifiées
 
  1.   Accueil des participants et rappel des enjeux de l’action
 
  2.   Point d’étape sur l’avancement de la démarche :
        -   Restitution quantitative et qualitative des travaux menés par le Comité technique « recueil des données infra économiques » (partie 1/2) du panorama territorial
        -   Restitution quantitative et qualitative des travaux menés par le Comité technique « suivi de l’action et valorisation de la démarche »
 
  3.   Intervention de la Région Champagne-Ardenne et présentation de l’OPEQ* par Madame Mouna TRIKI - Directrice de l’OPEQ
        -   Etude macro économique du territoire (partie 2/2) du panorama territorial
        -   Proposition de constitution d’un Comité technique dédié « analyse macro économique »
 
  4.   Focus sur l’action concertée : Cellule « emploi du conjoint »
 
  5.   Actualité économique et de l’emploi dans l’Aube :
        -   Situation globale du département
        -   Interactions entre l’action GTEC Arrondissement de Nogent-sur-Seine et les services de l’Etat
 
  6.   Eléments de calendrier et poursuite du déroulement de l’action :
        -   Prochains jalons de l’action
        -   Date et lieu du prochain COPIL
 
  7.   Echanges et questions diverses
 
12 h 15 : Fin des travaux
 
 
                                                                                                                                                                    *Observatoire Permanent de l’Emploi et des Qualifications
 

Aussi disponible en version word